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L'histoire de Tariana est pleine d'intrigues, de dépressions, de bains de sang et de faits glorieux. Comme pour tant d'autres, la mémoire des temps anciens a cédé aux assauts du temps et l'histoire Tariane est en réalité une compilation de plusieurs histoires provenant des nombreux clans qui parcourent cet immense territoire. Tout commence avec les contes du peuple Taran qui a dominé l'histoire de Tariana jusqu'il y a peu de temps. Les légendes ancestrales des Tarans se transmettent oralement sous forme de couplets qu’on appelle Lais.
Le Lai des Tarans – Gizzran et Narix.
Écoutez-moi, Ô vous qui désirez connaître
Les temps anciens, les vertes prairies,
Les hautes cimes, les héros,
Et ceux qui façonnèrent notre terre.
Les temps anciens nous sont voilés par la brume
Mais les légendes parlent de révolte
De la Rupture, du temps où les dieux façonnèrent
Un monde nouveau à partir de l’ancien.
Sur Aryiure, se réunirent alors nos ancêtres survivants
Ils émergèrent des eaux encore tumultueuses.
Ils se hissèrent sur les montagnes pour implorer les dieux
Nombreux fondirent en larme de peur ou se terraient.
Loin au sud se dressa Dranal
Alors que les créatures assaillaient son village
Il attendit la nuit et se rendit dans l’antre du dragon
Et le puissant guerrier le combattit.
Narkinthal le dragon cracha le feu dans la nuit
Les forêts s’embrasèrent autour de lui
Mais Dranal asséna un tel coup d’épée
Qu’il sépara la tête du monstre de son corps.
Les tribus s’unirent pour faire face à la vague de peur
Elles se déchirèrent entre elles
Mais parmi eux se dressa un chef né
Gizzran l’intrépide se dressa de toute sa puissance.
Les jours étaient longs et emplis de peur
L’avidité s’empara de nombreux cœurs
Les faibles se mirent à trembler et tomber devant les guerriers meurtriers.
Les brigands s’emparant de tout.
Gizzran vivait à Adokon
Blottie dans une vallée fertile
De puissants guerriers se dressèrent, nourris par des mères fortes
Et cette terre regorgeait de richesses.
Mais les autres les remarquèrent et les jalousèrent
Ils s’y ruèrent armés de lances et d’épées
Les mères et les filles pleurèrent
Les terres furent souillées par le sang
Alors, Gizzran prit la tête de ses valeureux guerriers
Descendit la montagne en toute hâte
Lynelo tomba la première, puis ce fut Tinew
Et par un serment, Gizzran les lia.
Ainsi fut réunifiée la vallée
Même si chaque famille conservait son chef
La bravoure des Tarans s’allia à la force des hommes des clans
La loi fut instaurée et la paix s’installa.
Les terres sauvages les entouraient toujours
Mais ceux d’Adokon prospéraient
Vers l’est et le nord se trouvaient d’étranges et cruels territoires
Mais le cœur des montagnes était gardé.
Pendant vingt années Gizzran les mena
Dix années de guerres et dix autres encore
Les mines furent creusées profondément dans la roche
Les flancs des hautes montagnes leur apportèrent la richesse.
Au milieu du règne de Gizzran
La femme d’un mineur mit au monde une fille
Et parmi les cris du nouveau-né
Nul n’imagina le destin qui accompagnait l’enfant.
Narix était le nom de la fille
Elle grandit et s’épanouit
Mais alors qu’elle devenait une femme épanouie
La tragédie s’empara de sa mère et de son père.
Seule, l’enfant devint femme
Quitta la terre qui l’avait vu naître
Elle acquit de grandes connaissances, elle soigna les hommes braves
Qui luttaient pour la grandeur de leur Clan.
Alors, le destin frappa, par une histoire que lui conta la nuit,
Un guerrier maudit et grièvement blessé
Il ne combattait plus, mais contait désormais
Les légendes de ses longs voyages.
Dans les hauts cols à l’est
Se trouve un paysage que nul n’a encore jamais vu
Des pics qui s’élèvent vers le ciel et retiennent les nuages
Un feu immense brûle là-bas comme un signe des dieux.
Ce serait donc la destination de Narix
Suivie de ses compagnons intrépides
Un prêtre les accompagnait, pour retranscrire en mots
Le récit des voyages de cette compagnie.
Ces aventuriers commencèrent leur ascension depuis Ganxya
Et la nuit ils le virent
Une lumière puissante qui brillait depuis les forges célestes
La main de Vrol nous poussait à avancer.
La roche en fusion hurlait et sifflait
Comme si elle sortait du sommet du Vrol
alors sur le flanc, ils virent un signe
Et tous se mirent à prier humblement.
Le signe brillait avec force, c’était une épée
L’épée du valeureux Korewyn
Lorsqu’il gravit la demeure de Vrol jusqu’à son sommet
Il avait combattu avec elle les démons.
Les bêtes de Seres il combattit longuement
Son épée virevoltant autour de lui avec force
Un sang immonde inonda la roche sombre
Alors que Korewyn avait occis les monstres.
Lorsque le dernier s’était écroulé, Korewyn se redressa
Le corps couvert de profondes blessures.
Vrol vint à lui pour l’emmener à l’abri
Mais laissa là un signe de valeur.
Cette épée que Narix et sa compagnie avaient vue
La lame fichée dans la roche solide
Brillant de mille feux encore à ce jour
Même si Korewyn reposait en paix depuis bien longtemps.
Alors, Narix marcha encore plus à l’est
Elle les mena au pied de la montagne
Vers les forêts profondes, peuplées d’oiseaux et de biches
Là où le destin frappa à nouveau.
Un homme au discours et à la peau plus qu’étrange
Croisa la route sur la compagnie de Narix
Le sang coulait de la créature effrayante
Des marques verdâtres se dessinaient sur son visage.
Ils virent qu’à l’évidence un ours avait mutilé
Le corps de cet étrange voyageur
Même avec les bons soins de Narix
L’homme à la peau verte périt.
A l’aide d’un grand feu, le clan rendit
L’homme aux cieux et au Créateur
Des senteurs de fleurs mêlées à celle de vins
S’élevèrent de ses cendres avec la fumée.
Puis les voyageurs s’enfoncèrent plus profondément dans la forêt
Cherchant à trouver la créature
Mais jamais ils ne la virent
Le mystère ne faisant que s’épaissir.
Dans la forêt dense, ils eurent une vision
Qui emplit leurs yeux de merveille
Face à face, les yeux dans les yeux
La peau verte et le Taran se rencontraient.
Une flèche siffla, une épée fendit l’air
Et le sang coula en abondance
Narix retourna vers les terres montagneuses
Pour prévenir du danger des peaux vertes
Ainsi s’écoula une vingtaine d’années.
Les batailles firent rage avec toujours plus de férocité
Les valeureux guerriers Tarans protégeaient leurs montagnes
De la traîtrise des rôdeurs à la peau verte.
Les Tarans tinrent bon, gardant leurs hautes montagnes
Les Clans revendiquant les vallées pour les diriger
Les hommes à la peau verte se repliant toujours plus loin
Se terrant au fin fond de la sombre forêt.
Pour des années et des années, durant vingt longues années
Les Clans Tarans luttèrent contre les peaux vertes
Jusqu’à ce que les peaux vertes se replient au loin
Et le calme revint sur les pics et les vallées.
Le Lai des Tarans – Les Prophètes
Gizzran l’intrépide eut deux beaux enfants
Le premier-né fut Ornak, puis vint Sodar.
De solides guerriers lorsque Gizzran mourut
Les hommes des clans se tournèrent vers Ornak.
A l’ombre de la sainte montagne
Ornak envoya son frère
Alors, Sodar marcha avec les valeureux guerriers
Liant les clans entre eux.
Ce fut d’abord vers Hinverril, demeure de Narix,
Que les intrépides guerriers voyagèrent,
Sodar avança par monts et par vaux
Les clans l’appelant tous Père.
Sur les terres Baleth vivait Calegan,
Chef de puissants guerriers,
Lorsque Sodar approcha, les flèches volèrent
Baleth ne suivrait que Calegan et nul autre.
Les guerriers se précipitèrent depuis Adokon
Et s’affrontèrent avec ceux des montagnes orientales
Le sang coula sur l’herbe dense des plaines
Alors que les clans se battaient entre eux.
Alors, au milieu de la rage et de la fureur
Sodar se dressa devant Calegan
Un puissant revers, un coup fut porté
Le premier sang, et Calegan fut ébranlé.
Les guerriers stoppèrent leurs propres faits d’armes
Pour se tourner vers le combat
Alors que Sodar frappait le valeureux Calegan,
Puis ce fut Calegan qui tourna son épée vers Sodar.
Ils se tenaient l’un l’autre, le souffle court
Le sang coulant à flot sur le sol
Lorsque d’un coup puissant
Sodar frappa Calegan à la tête.
Le silence s’abattit sur le champ de bataille
Puis Sodar se tourna vers les guerriers
Cet homme était puissant, mais il est maintenant tombé
Rejoignez-moi maintenant comme des frères.
Et ceux qui avaient combattu tendirent la main
Des étreintes furent échangées en toute amitié
Ainsi, Baleth plia sous la force de Sodar
Et il les mena depuis le trône de Calegan.
Un homme se tenait aux côtés de Calegan
Et son entourage le considérait comme sage
Therrar était son nom, il offrit maintenant
Son aide à Sodar avec sagesse.
Therrar souffla à l’oreille de Sodar le fort
D’unir les clans sauvages
Et bientôt les guerriers de l’Est firent
De Sodar le Chef du Clan Baleth.
Ornak et Sodar rendirent les Tarans puissants
Les biens passaient de l’un à l’autre
Une puissante force au cœur des montagnes
Etaient Baleth et Adokon.
Loin au nord, sur les terres de Rothron,
Une vipère s’adressa à un chef de clan.
Broin était son nom, il cherchait à s’étendre
Lorsqu’il alla parler à Asare.
Asare tenait Broin en haute estime
Car il lui avait parlé sagement maintes fois
Et celui-ci lui promit et lui prédit l’avenir
Si Asare écoutait bien ses paroles.
Il lui dit qu’Asare devait prendre la route vers le Sud
Et de prendre les richesses des vallées
Asare fit appel aux fiers guerriers de Rothon
Et, armés de leurs épées et lances étincelantes, ils se mirent en route.
Broin marchait au côté d’Asare, continuant à lui souffler mot
Que Rothon s’emparerait des richesses d’Adokon
Asare hocha de la tête et prépara sa guerre
La cupidité conduisant l’homme de Rothon au Sud.
Quand vint le printemps de Lorian et que les eaux montent
Ses eaux courant jusqu’à l’océan
Vinrent les forces de Rothon, ses puissants guerriers
Et au sud se trouvait leur trésor.
Un des mineurs des hautes vallées
Vit la marée de boucliers et de lames
Il courut au Sud pour avertir Adokon
Et Ornak rallia son armée.
Adokon marcha vers les rives du Kyronn,
Vers le nord, à la rencontre des forces de Rothon.
Vers la vallée de Nyda et les collines se dirigea Ornak
Et ses forces il cacha à l’orée des forêts.
Broin continuait de parler des nombreuses richesses
Asare et ses hommes marchaient dans la vallée.
Ils n’avaient aucune idée, de par le soleil ou le vent
De ceux qui les attendaient sur leur passage.
Lorsque les guerriers de Rothon eurent passé leur position
Les hommes d’Ornak balayèrent la vallée
Les hurlements s’élevèrent et les épées se fendirent
Et le sang recouvrit la vallée de Nyda.
Lorsque tous les guerriers de Rothon furent sans vie au sol
Il en resta un geignant à cause de ses blessures
Broin frissonnait sur le sol ensanglanté
Marmonnant toujours à travers ses lèvres.
Ornak leva son épée et dans la poitrine
Du Broin marmonnant, il la plongea.
Ainsi finir les paroles du cruel prophète
Qui mena Rothon à la ruine.
Alors, Ornak mena le clan Adokon au nord
Par delà le printemps de Lorian,
Jusqu’aux terres de Rothon, désormais sans chef,
Voyagèrent Ornak et Adokon.
Les intrépides guerriers étaient peu nombreux et éloignés
Lorsqu’Ornak revendiqua les terres de Rothon.
Désormais Adokon dirigeait les terres sauvages du nord
Depuis le Kyronn jusqu’au grand océan.
Ocor, chef du clan Boern,
Etait assis sur les rives du Nordurfljot.
A ses oreilles les paroles de Pyth, un homme instruit,
parvinrent, mielleuses et pleines de fourberie.
Adokon, mené par Uloe,
Guerrier puissant choisi par Ornak
Venait à l’ouest sur le bord de l’océan
Armé de lances et d’épées flamboyantes.
Les forces d’Adokon avaient marché vers l’ouest
Alors qu’Ornak rentrait vers le Kyronn
Pyth trembla à l’approche des guerriers
Et glissa de viles paroles dans l’oreille d’Ocor.
Les marées de guerre devraient tourner, dit-il
Des sacrifices volontaires à Vrol doivent être faits
Une moitié des guerriers doivent grimper
Le Mont Vrol et bondir vers une mort flamboyante.
Ocor écouta les viles paroles
Et quitta les rives du Nordurfljot
Les puissants guerriers du clan Boern
Firent l’ascension vers le sommet de la montagne.
Le Pic de Vrol hurlait et sifflait ce jour là
Alors que la moitié des hommes du clan Boern
Se hâtaient selon les paroles de Pyth
De sauter vers leur destin dans la lave.
Mais Pyth n’avait pas le conseil de Vrol,
Ni Boern la bénédiction du grand et unique
Les guerriers avaient bondi, les épées avaient fondu
Et ceux qui restaient se mirent à trembler.
Uloe et le clan Adokon
Ne trouvèrent pas de guerriers à combattre
Ils passèrent les rives de la Nordurfljot
Et prirent les terres de Boern qui les attendaient.
Maintenant Ornak marchait vers le sud
Poussé par les paroles de Lorvan.
Depuis les hautes montagnes au Sudurfljot,
Et jusqu’aux terres de Dranal.
Les braves du clan Dranal se dressèrent vaillamment,
Mais Ornak avait le bras puissant.
Le clan Adokon arriva par le nord,
Et bientôt les terres étaient leurs.
Alors Ornak se mit en marche vers l’ouest,
Vers Essas puis Tinew.
Les hommes du clan Adokon revendiquèrent
Les terres sur lesquelles ils avançaient à grands pas.
Vers sa demeure sur le Kyronn
Ornak se dirigea alors en toute sécurité
Chaque vallée ayant son chef
Pour les diriger au nom d’Adokon.
Ornak périt cet hiver-là
Tomaloth, son fils, eut beaucoup de peine
Avec Lorvan, il gravit la montagne du dieu
Et maintenant le prophète souffla mot au fils
La légende disait que Vrol honorerait le plus
Ceux qui donneront leur vie
Les familles prospéreraient et les mines produiraient
Les richesses pour les vivants en échange du sacrifice de ce qui est le plus cher.
Ainsi virent les guerriers intrépides, les puissants mineurs,
Les esclaves pour leurs maîtres, les femmes pour leurs filles,
Chacun pour une raison, mais tous pour la même
Ils plongèrent dans le cratère de la montagne de Vrol.
Et lors des récoltes de l’année suivante
La terre fut généreuse
Les mines offrirent leurs richesses, les poissons rejoignirent les filets,
Et tous sur les terres d’Adokon prospérèrent.
C’était la période d’abondance,
Sodar prospérait toujours à l’est.
Ses guerriers protégeaient les terres de Baleth
Contre les hommes verts et les clans belliqueux.
A la fois au sud et à l’est
Parmi les vertes prairies
Les guerriers de Baleth avancèrent
Et revendiquèrent à la fois la terre et la gloire.
Au printemps, lorsque l’herbe fut haute
Dans les basses terres que Baleth avait revendiquées,
Sodar s’éteignit et, pour prendre sa place,
Vint Rauda, chef du clan Baleth.
Les oreilles de Rauda étaient sous l’emprise de Waessan,
Vagabond du désert
Waessan lui souffla que les richesses s’épuisaient
Et l’avertit des dangers venant d’Adokon.
Entre Adokon et Baleth,
Autrefois tenus par les frères puissants
Apparurent des querelles et des conflits
Les visions des prophètes étaient dans l’erreur.
Waessan poussa Baleth vers l’ouest
Le vieux Lorvan envoya Adokon à l’est
Les clans se rencontrèrent dans les hauts cols
Et le sang s’écoula jusqu’aux océans.
A Venar tombèrent à la fois Lorvan et Rauda
Comme beaucoup d’autres dans les deux camps.
Baleth se précipita, poussé par les paroles de Waessan
Et le commandement d’Acel, fils de Rauda.
Acel écouta les paroles de Waessan
Et prit les mines une à la fois
Le Clan Balet avança dans les montagnes
Toujours plus à l’ouest, et Adokon fuyaient devant eux.
Descendant la vallée du Kyronn,
Baleth repoussa Adokon
Jusqu’au pied de la cité
Ne pouvant plus fuir.
Alors se produisit la plus féroce des batailles.
Adokon finit par tenir bon
Et Acel laissa battre Baleth en retraite,
Même si Waessan l’exhortait à les poursuivre.
Le sol était baigné de sang.
Chaque pas l’embourbait dans le sang
Acel ordonna à Baleth de monter dans les montagnes
Ils allèrent à l’est, laissant Adokon derrière eux.
Le Clan Baleth revendiqua chaque vallée
Chaque colline et chaque mine
La journée était victorieuse, mais beaucoup avait été perdu
Les guerriers morts qu’ils laissaient derrière eux.
Dans Adokon, de nombreux gémissements
Déchiraient la nuit alors que les femmes pleuraient
Pour leur mari et leurs fils
Dont le sang recouvrait la terre hors de la ville.
Le clan Adokon décida à ce moment
De prendre Mordel comme chef
Pour redresser l’erreur, pour regagner en force
Il chercha conseil longuement.
A ses oreilles vinrent les paroles d’Eowar,
Les jambes abîmées par le dur travail de la mine.
Il mit cet homme en retraite
Il travaillerait désormais par ses conseils.
Au service de la paix Eowar mit sa parole
Trop de sang coulait sous leurs pieds
Et Modrel écouta attentivement ses paroles
Au sujet des nombreux guerriers blessés.
Pendant des années régna Mordel
Et à l’est se trouvait Acel.
Le Clan Baleth commerçait avec les hommes verts maintenant
Et Adokon grandit en force en silence.
Parmi les guerriers d’Adokon
Courraient des rumeurs fortes et grandissantes
Incitant Mordel à reprendre les combats
Mais Eowar avait des paroles de paix.
Pour prouver sa foi envers les dieux
Eowar et ses disciples
Coupèrent les branches du plus haut chêne
Et se flagellèrent le dos et les chevilles.
Les guerriers se mirent en rire en secouant la tête
A la vue des vaines actions des érudits.
Mais Eowar savait qu’Adokon
Etait encore faible et il le dit.
Pour montrer aux guerriers sa détermination
Pour aider le clan Adokon
Eowar mena ses disciples en altitude
Sur les sommets du Mont Vrol
Alors un à un, chantant des cantiques
Pour Vrol et Adokon
Eowar et ses disciples se jetèrent
Pour embrasser la fournaise de Vrol.
Tous sauf un, Anak était son nom,
Le dernier des disciples instruits
Il resta sur le bord de la grande fournaise de Vrol
Et se tourna vers la ville connue de nos jours sous le nom de Mor’Del.
Il proféra des paroles de peur et de châtiments
Pour avoir été incrédules envers Eowar,
Puis il dit à Mor’Del qu’il savait
Qu’Adokon allait triompher.
Des forges d’Adokon furent tirées
Des lances et des lames acérées
Puis Adokon partit en guerre contre eux
Avec les clans voisins avec qui ils étaient en relation
Ils tombèrent à nouveau sous la coupole d’Adokon
Du nord au sud et à l’ouest
Adokon avait retrouvé toute sa puissance
Pour affronter à nouveau son voisin.
Les terres de Baleth étaient dirigées par Enwan
Et sa fille Sula
Chantait des prières et contait les légendes
D’une beauté et d’une bienveillance vertueuse.
Le seigneur d’Adokon avait un fils au cœur de pierre
Appelé Lothar, fils d’Avudd.
Et aux vues de sa force aussi bien mentale que physique
Nul ne pouvait douter de sa gloire.
Enwan prit la route de l’ouest, Avudd celle de l’est
Pour parler de leur fils et fille
Un marché fut conclu pour l’avenir
Les deux clans ne feraient plus qu’un
Ainsi liés, les clans étaient puissants
Et Adokon régna sur l’ensemble.
Mais au loin se trouvait un nid de vipères
Chacune d’elle instillant leur venin auprès des chefs de clans.
De violentes secousses ébranlèrent la terre
Et firent gronder les sages.
Ils craignaient Bakwere, parlaient de lui
Des paroles dures venaient de partout.
Ardun et Srtal ne manquaient pas de verve
Chacun ayant l’attention de leur chef.
Vrol devait être apaisé, dirent-ils apeurés.
Les sacrifices devraient écarter le danger.
Alors, les pieux et les pauvres gravirent le Mont Vrol
Pour satisfaire les besoins des leurs.
Dans la fournaise du dieu ils se précipitèrent
Et la terre cessa de trembler.
Ce fut bientôt le temps de la récolte, à la fois longue et abondante
Le sacrifice avait été accepté.
Et Adokon était alors forte
Un clan à la fois puissant et valeureux.
Le Lai des Tarans – L’ère de Malok.
Alors régnait Gramak, chef du clan Adokon
Il lança ses guerriers vers l’est.
Les hommes du clan en mirent plus d’un à genou
Et la renommée d’Adokon était fabuleuse.
Mais alors qu’ils rentraient chez eux des terres lointaines,
Les guerriers ramenaient le danger avec eux.
Une toux persistante, une fièvre et
La mort se répandit parmi les Tarans.
La Peste Dévastatrice fut le nom qu’ils lui donnèrent
Hommes, femmes et enfants furent emportés
Les complaintes montant de Derys à Litux se firent entendre
Alors que la mort se répandait dans les vallées.
Alors Enos parla à Heufkel, chef des Adokons
Si les guerriers intrépides tuaient les étranges hommes des marais,
La Dévastatrice pourrait alors s’éteindre.
Existe-t-il encore des hommes braves et intrépides ?
Ceux qui pouvaient encore marcher et tenir une épée
Dirent à Heufkel qu’ils l’assisteraient.
Alors, Adokon envoya son armée au loin
Pour tuer les étranges hommes des marais.
Dans les froides plaines entrèrent les forces d’Adokon
Mais les espions des hommes des marais les attendaient
Ils se cachèrent pour les prendre à revers
Et les guerriers Adokon moururent dans le sang.
Alors Enos s’enfuit à temps
Car ses paroles étaient fausses et menèrent à l’échec.
Nul homme ne lui adresserait plus la parole
Et il mourut seul dans le froid des montagnes.
Malok étendit son pouvoir sur tout le pays
Aucun clan taran n’était à l’abri de la souffrance
Les larmes s’estompèrent et les gémissements s’éteignirent
Le désespoir régnait sur le pays.
Mais les guerriers se devaient de continuer à se défendre
Alors, Baleth entra dans le bourbier de Sawgrass
Les épées au fourreau et la lance haute
Ils luttèrent pour vaincre les hommes des marais.
Tanber menait l’assaut, et il dressa son épée,
Mais alors qu’il le faisait, ses hommes partirent en déroute.
De désespoir, Tanber fit un salut et tomba à genou,
Pleurant ses hommes.
Jilinn était le nom du chef des hommes
Qui étaient venus du marais pour la bataille.
Voyant Tanber tomber, il s’avança pour l’aider,
Et les guerriers de Baleth furent sauvés de la Peste Dévastatrice.
Alors, ils applaudirent Jilinn et Tanber
Et les armées se séparèrent en amis.
Les guerriers de Baleth voyagèrent jusqu’aux montagnes
Apportant le remède à la Peste Dévastatrice aux Tarans.
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