De tout temps, les puissances tribales se sont alliées et se sont déchirées. L’équilibre du désert est grandement perturbé. Les Clans et tribus de nomades gagnent en pouvoir et tombent en disgrâce presque du jour au lendemain. Le peuple cherche une réponse à ses problèmes. Ils recherchent un homme qui les sauvera de leur vie de souffrance. Il est prédit par de nombreux chefs qu’un grand homme connu sous le nom de Surric viendra sauver le Désert de son irrémédiable destruction.
Le royaume des Sakoiens fut fondé. Sakril en est la capitale. Surric le grand en est l’actuel dirigeant. Leur monde est fait de sable d’or et d’empreintes de Sako. Ils embrassent le vent brûlant des dunes pour recevoir l’enseignement de Sa.
Bientôt, les trois grands prophètes firent leur apparition sur les terres. Alkshem, Bakwere et Ulinore portèrent leurs prophéties dans tout le royaume. Ulinore et Alkshem prédirent un futur radieux pour les dirigeants adellioniens assez naïfs pour les croire. Bakwere quant à lui était fui à cause de la peur inspirée par ces prophéties des plus sombres. D’autres devinrent aussi réputés, se proclamant prophètes et prétendant voir par les yeux des dieux eux-mêmes. De nombreuses cultures ont désormais pris les prophètes sous leur protection et plus les croyances dans les prophéties devenaient populaires, plus les cultures en dépendaient pour donner un sens à leurs activités quotidiennes. Ainsi débuta l’Ere des Prophètes.
L’ascension des prophètes déclencha l’apparition de conseillers prophétiques dans tous les coins d’Aryiure et même si les dirigeants n’appréciaient pas leur présence, les prophètes avaient une forte influence sur le peuple. Les prophètes apparurent par centaines, certains se faisant appeler « Porteurs de parole », se proclamant porteurs de la parole de « l’autre monde » et du futur.
Des années plus tard, le second Surric fit son apparition dans un terrible orage. Surric I mourut peu après.
Des décennies plus tard, Surric II passa le manteau du pouvoir à son troisième fils qui fut alors connu sous le nom de Surric III. Cette passation, qui eut à nouveau lieu sur le Tar’il, lia les membres de cette famille particulière au service du royaume, mais amena le doute et des questions sur le fait de savoir si c’était la voix d’Edalirin ou d’un vieillard qui décidait du prochain Surric.
Les prophètes prêchaient qu’un royaume lointain et flamboyant allait bientôt tomber et apporter des temps de trouble et de confusion sur les Sakoiens. Pendant ce temps, Surric III dirigeait le royaume. Il avait reçu le manteau du pouvoir par hérédité et nombreux étaient ceux qui remettaient en cause son authenticité. Les temps troublés à venir donneraient au nouveau Surric de nombreuses occasions de prouver sa valeur en tant que dirigeant.
Les prophètes Sakoiens prédirent une époque où le dirigeant du royaume, désormais déterminé par hérédité comme « Surric », disparaîtrait, plongeant ses citoyens dans une époque de détresse. Il fut prédit qu’un faux Surric que les prophètes appelèrent le « Surric aveugle » règnerait sur le royaume d’une main de fer, détruisant presque la nation.
Plus d’une décade plus tard, l’« ère des Légendes » Sakoienne débuta.
Une “contre-prophétie” sakoienne émergea à cette époque, répandue par les bardes et les tribus nomades. Elle annonçait que la disparition du Surric (si elle avait lieu) rendrait le désert plus fort en incitant le peuple à se montrer plus indépendant et en renforçant leur lien avec les dieux. On ne sait pas si cette contre-prophétie fut l’œuvre des prophètes ou si c’était une manœuvre du gouvernement pour rassurer le peuple. Le Surric de l’époque passa beaucoup de temps à voyager, s’efforçant de rendre le peuple de son royaume plus fort et uni.
Des décennies plus tard, on raconte que Jeraylind, fille de l’Archtier, fut abordée par un démon des sables et transformée en un profond puits par Edalirin pour préserver sa pureté. Le Surric vint voir en personne le puits, le proclamant comme authentique.
Les six soeurs, filles d’un berger de Verem, furent promises comme épouses à des marchands. Elles ne se satisfaisaient pas de ce mariage arrangé et implorèrent Edalirin de les sauver et de les protéger. Elles disparurent et on raconte qu’elles furent changées en palmiers. Les prêtres entretiennent encore de nos jours ces prétendus palmiers.
Quelques années plus tard, des centaines de Tarians se jetèrent du haut du mont Vrol en prétextant que les prophéties leur avaient ordonné de le faire. Rien ne se produisit suite à leur acte et les pieuses tribus sakoiennes commencèrent à hésiter et se rallièrent à la bannière du Surric et à la dévotion pour Edalirin. Peu après il fut décrété que les ruines éparpillées que les familles tribales s’étaient jurées de protéger tomberaient désormais sous la protection du Surric en signe de bonne foi, suite à leur serment d’allégeance.
Laries et Wicenda, les fils d’un mineur de Tatris, se mirent à organiser des concours afin de déterminer celui qui extrairait le plus de métal des montagnes environnant la ville. Alors que les frères gagnaient à chaque fois, les concurrents et le métal commençaient à manquer. Les deux puits de mine finirent par atteindre la ville elle-même. Les deux frères commencèrent à s’opposer et à rivaliser entre eux. Ils se mirent à se défier, creusant toujours plus profondément dans les montagnes et sous la ville jusqu’à ce que les tunnels s’effondrent, détruisant à la fois la ville et les montagnes. Cette nuit-là, le Surric se réveilla en sursaut et déclara avoir été visité par Edalirin. Il annonça qu’Edalirin leur laissait une dernière chance de préserver les saintes ressources du sol. À partir de ce moment, le Surric mit en place un système de lois très strictes pour protéger les ressources du désert..
La prophétie du prophète du soleil devint réalité de nombreuses années plus tard… Le grand tremblement de terre qui se produisit pendant un océan de terribles tempêtes fut aussi soudain que mortel, détruisant de nombreux vaisseaux d’exploration sakoiens en mer. On raconte que l’orage qui est à l’origine de ce colossal cataclysme fut déclenché par un tourbillon appelé Caebrylla. Surric décréta qu’à partir de ce jour la marine sakoienne retrouverait sa puissance, mais il reconnut que de nouvelles techniques de fabrication seraient nécessaires. Des sages venus de tout l’empire Sakoien se réunirent à Sakril pour entamer les recherches sur une nouvelle conception des navires pour pouvoir explorer les grands océans.
A nouveau, des centaines de Tarians se jetèrent du mont Vrol pour calmer la colère de Vrol. Cette année-là, de nombreux clans virent leur récolte tripler. Il fut prédit que Vrol était satisfait du sacrifice et leur avait accordé des récoltes généreuses.
A la nouvelle du sacrifice et de la récolte tariane, de nombreux Sakoiens répondirent en offrant des œuvres d’arts et d’artisanat aux temples des villes du désert. À la veille de la nouvelle année, un groupe d’une centaine de Sakoiens fanatiques donna l’intégralité de leurs biens matériels au temple de Rilper et partit dans le désert avec une tunique de tissu blanc pour unique protection. On ne les revit jamais. Il semble que les dunes les aient engloutis comme offrande. Cet acte est à l’origine de nombreuses légendes et rumeurs sur les environs « hantés » de Rilper. Après cela, les derniers habitants de la ville prirent la fuite.
Pour s’attirer les faveurs des dieux tout en évitant de sacrifier un membre de sa famille, un puissant marchand des environs de Verem passa commande après de mineurs et de joailliers. Un énorme bloc de jade fut extrait et transporté à Verem où il fut taillé pour en faire une réplique au quart de l’échelle du Tar’il. Des centaines de diamants, saphirs, rubis et autres pierres semi-précieuses furent incrustées dans la réplique. Le travail fini fut placé dans le temple de Verem pour que tous puissent s’en émerveiller. Le Surric en personne se déplaça pour la voir et remercia le marchand de son don.
Le commerce avec d’autres villes commença à fleurir, mais une ombre planait toujours sur l’empire. Les prophètes ne se contentaient plus d’annoncer la venue du « Surric aveugle », mais annonçaient le danger du Grand œil rouge, né dans le sang. Les rumeurs affirmaient que le Surric avait lui aussi rêvé de ce grand œil rouge et le peuple fut mal à l’aise pour quelques temps.
Les Sakoiens revinrent alors dans les ruines du petit village de Rilper sur les paroles des faux prophètes. Les conditions de vie y étaient difficiles et de nombreux désastres s’abattirent dès les premiers temps. Les ruines à proximité de la ville fournissaient des preuves irréfutables d’anciens désastres naturels et beaucoup se demandèrent ce qui motivait les colons de Rilper. Quoiqu’il en soit, le village de Rilper est à nouveau habité et le peuple local semble relativement heureux.
La prophétie Dalmite fut rapportée plus tardivement. Dans 200 ans, le monde se plongera dans une immense bataille suite à l’apparition d’un nouveau royaume. La prophétie fut par la suite connue sous le nom de la prophétie des Neufs Rois. Les Neufs Rois apporteront la destruction sur Aryiure. Des prophéties similaires parcoururent tout Aryiure les mois suivants.
Le ressentiment grandit avec la politique d’isolationnisme tenue par l’actuel Surric et son fils, certaines villes et tribus Sakoiennes commencèrent à s’émanciper plutôt que de suivre le Surric et la capitale Sakril. Les Surrics suivants devraient diriger un royaume morcelé constitué de tribus divisées et de villes indépendantes.
Les prophètes concurrents incitèrent les dirigeants à se combattre entre eux dans l’espoir de gagner encore plus de pouvoir en profitant de la guerre. Après quelques terribles et sanglantes batailles, les dirigeants se rendirent compte des destructions sur leurs territoires, des pertes au sein de leur peuple et du désaccord grandissant de la nation avec les prophètes.
Les prophètes furent ainsi déchus, perdirent leurs titres et furent chassés des palais. De nombreux prophètes hauts placés furent assassinés dans leur sommeil.
Les prophètes ripostèrent en réfutant tout cela et en déclenchant d’incroyables mouvements de révolte dans les nations, dénonçant la corruption parmi les dirigeants et montant le peuple contre leurs seigneurs.
Les dirigeants finirent par déclarer les prophéties hors-la-loi et offrirent de l’or pour la tête des prophètes, morts ou vifs.
Plus de six décennies passèrent après le déchirement de l’empire, les tribus et les petits villages qui luttaient pour leur indépendance dans le désert rivalisent encore pour le contrôle de territoires ici et là. Le Surric actuel essaya d’étouffer la révolte et les guerres civiles, mais ses armées étaient très partagées au vu de la situation actuelle. Le petit village d’Archersul fut souvent attaqué pendant cette période. Sans la protection du Surric ou de Sakril, il était voué à la destruction. Les citoyens du village implorèrent les dieux de les sauver et une tempête de sable apparut, engloutissant l’armée. Les « sables chantants » étaient nés et par la suite, nombreux sont ceux qui vinrent au village juste pour voir les dunes.
Le Surric de l’époque mit en place une politique d’assistance systématique des tribus et des villes du désert, et le peuple recommença progressivement à croire que le Surric prodiguait la bonne parole d’Edalirin.
Après des recherches poussées, le premier prototype d’une nouvelle sorte de vaisseau fut mis à la mer. L’Ezra navigua au loin sur la mer et personne ne le revit. Le second prototype fut rapidement mis à l’eau pour rechercher le navire perdu, le Bukrain. Les deux navires furent perdus en mer et les Sakoiens pleurèrent leur perte, mais le Surric jura de continuer ses efforts pour explorer et découvrir les richesses de ces vastes océans.
Lors de la date anniversaire de la perte des deux navires, l’Ezra et le Bukrain, nombreux sont ceux qui dirent avoir vu la silhouette des navires voguer au loin. Certains témoins affirmèrent que les deux navires portaient le symbole de l’œil du Surric retourné et peint en rouge. On dit que ces apparitions fantomatiques réapparurent tous les ans depuis ce jour.
La guerre des Neufs Rois débuta alors. Le visage d’Adellion sombra dans la guerre annoncée par les prophéties véritables. Durant la guerre mondiale, le royaume de Polyian battit en retraite sur l’Île de Vie, connue également sous le nom de Celtik. Ils restèrent inflexibles sur leur neutralité dans cette guerre. Ils pensaient que la guerre était inévitable et ne voulaient pas se voir dominés. Depuis lors, l’équilibre d’Adelon fut perturbé. Le Surric mena les troupes Sakoiennes ne se battant pas entre elles en guerre contre les villes limitrophes refusant de se soumettre à la loi et à la religion Sakoienne. De nombreuses incursions armées furent lancées vers le nord et l’est afin de prendre le contrôle de ces terres et de les convertir.
Le monde d’Adellion connut les affres de la guerre durant cinquante longues années. La guerre débuta avec la prophétie Dalmite des Neufs Rois. Chaque royaume croyait alors être à son apogée. Il était temps de montrer au monde que leur religion était la seule véritable religion. Pour être considéré comme vainqueur, il fallait vaincre tous les autres dieux et leurs prophéties. Des milliers de personnes de par le monde périrent au cours de cette guerre. Mais au final, rien ne fut prouvé. Les dieux les avaient tous abandonnés dans ces moments difficiles. La prophétie leur avait promis toutes les richesses du monde mais tout ce qui restait était un monde jonché de milliers de cadavres, de souvenirs et de prophéties. C’est à cette époque que plusieurs centaines de prophètes furent assassinés de par le monde. La plupart des grands prophètes durent se cacher. Bien plus trouvèrent la mort.
2871 - 2921 GR
Les nomades Sokaiens organisèrent des raids sporadiques sur les villes en bordure du désert. En raison de leur attachement à leur religion et à leur terre, ces raids furent bien souvent couronnés de succès, mais le salaire offert par ces villes était faible et les raids au sein même du désert bien plue difficiles. Mais les Sakoiens refusaient de quitter le désert, et ce désir de rester, combiné à la volonté du Surric de l’époque, convainquit les Sakoiens de demeurer sur la terre sainte du désert. Ceux qui restèrent dans les villes frontalières gardèrent une influence sur celles-ci et plus d’une ville frontalière adopta certaines coutumes Sakoiennes, ainsi que leurs croyances.
2901 – 2921 GR
Nombreux sont ceux qui se sont tournés vers une vie nomade dans le grand désert, ayant perdu la foi en la protection des Surrics. Les tribus nomades continuèrent d’attaquer les petits villages. Les Sarns étaient très partagés et l’image du Surric continua de se dégrader aux yeux des clans nomades du Désert. Les vols redoublèrent après trente années de guerre et 20 ans plus tard, les Sarns des villes étaient encore plus affaiblis. Le Surric était ridiculisé par un culte mystérieux se faisant appeler l’ « Œil aveugle ». Il fut ainsi forcé de voir son royaume vaciller à la limite de l’effondrement total sans aucun moyen de compenser les dégâts.
2925 GR
Comme la plupart des gens, y compris le Surric, croyaient aux prophéties, les prophètes qui relayaient les paroles d’Edalirin comme prononcées par le Surric furent autorisés à vivre et à officier à Sakril. Le culte de l’œil aveugle profita de cette occasion pour s’opposer au Surric. Il commença à prêcher des prophéties antigouvernementales et ces insultes trouvèrent rapidement audience. Ces prophètes s’opposant à la parole d’Edalirin et du Surric furent réunis durant la nuit du solstice d’hiver et sommairement abattus. Le geste fut cependant mal interprété et le gouvernement Sakoien considéré comme tyrannique.
2928 GR
Il était de notoriété publique, et ce fut confirmé plus tard cette même année, que l’Oeil aveugle était en fait un culte dirigé par des prophètes suivant les paroles oubliées de Bakwere.
2929 GR
Durant les huit années qui suivirent, des prophètes furent assassinés partout dans le monde. Cette époque est connue sous le nom du Temps des Assassinats.
2958 GR
Même si la science se développait dans de nombreuses cultures (y compris Sakoienne), le peuple Sakoien gardait intacte leur profonde spiritualité. Un commerçant reconnaissant commanda une tapisserie commémorant sa survie durant une tempête de sable qui s’était abattue sur sa caravane à l’approche de Verem. La tapisserie fut offerte au temps de Verem.
3010 GR
La prophétie Aethane prédite durant la guerre des Neufs Rois devint réalité. Elle affirmait que la mort s’abattrait sur le peuple de Bahhiran. Quelques mois plus tard, une série de tremblements de terre réduisit en ruines les cités de Bahhiran. Les terres autour des cités et des villes proches se soulevèrent en montagnes de fumées et de cendres. La vague provoquée par le cataclysme frappa les rives mêmes du grand désert. Les semaines passèrent mais aucun navire ne pouvait approcher ou entrevoir l’île. On supposa alors que le royaume du peuple de Bahhiran n’avait pas survécu à la prophétie. Le Surric en place dépensa beaucoup d’énergie pour assister les villes touchées par la vague et les aider à reconstruire.
3012 GR
Les marécages boueux formés par la grande marée de 3010 furent exploités par les Sakoiens. La boue et les dépôts de cendres se trouvaient en quantités assez importantes et l’on pouvait en tirer une céramique d’un blanc pur.
3020 GR
Deux semaines avant l’anniversaire depuis longtemps oublié de la perte de l’Ezra et du Bukrain, un nouveau prototype de navire fut enfin mis à la mer. Cet événement fut célébré de partout et beaucoup de monde se rassembla pour assister à la mise à l’eau. Mais un feu se déclencha à bord sans raison apparente et causa une explosion qui détruisit les Docks de Sakril. Cette explosion tua de nombreux badauds et en blessa plus encore, dont le Surric lui-même. Les Sarns traquèrent l’herboriste qui avoua avoir créé la mixture à l’origine de la destruction du bateau et il déclara avoir été embauché pour cette tâche par un groupe qui se faisait appeler l’œil aveugle. L’herboriste fut exécuté peu après.
3033 GR
La plupart des royaumes mirent de dures années à se reconstruire. D’autres s’exilèrent ou se retirèrent du monde. Les plus connus étaient les Dalmites. On ne les a plus revus depuis le Temps des Assassinats.
3186 GR
Le Surric mourut sans désigner d’héritier. Une courte période d’hystérie suivit et parcourut le désert, et de nombreux suicides rituels firent leur apparition. Les conseillers, les sages et les avocats de Sakril se lancèrent à la recherche du nouveau Surric malgré leurs opinions divergentes sur la façon de le trouver.
3194 GR
D’étranges lumières ont été aperçues dans la nuit au nord. Pour certains il s’agissait d’un portail miroitant ouvert dans le ciel étoilé comme si les dieux eux-mêmes avaient véritablement ouvert les cieux. Pour d'autres, c’était un signe de prospérité future. Tout Adellion a pu observer ces lumières au nord. D’autres rumeurs firent état d’expériences menées par les habitants du Nord qui modifieraient le climat. Vu l’importance des déplacements pour cet événement, il fut par la suite appelé le Temps des Lumières. À Sakril, les rumeurs disaient que ces lumières annonçaient le retour du Surric.
3196 GR
Après de longues recherches pour trouver leur nouveau Dieu-Roi, nombreux furent ceux qui se présentèrent pour réclamer le trône du Surric. De « faux » Surrics, en plus de ceux considérés comme impurs, apparurent avec ferveur dans tout le désert. Le conseil dirigeant des membres de caste commença à exécuter ceux qui prétendaient être Surric sans le moindre fondement, mais ce geste ne changa pas grand-chose à la soif de pouvoir des gens du peuple.
3198 GR
Le nouveau Surric est enfin couronné et le peuple s’en réjouit. L’acceptation sans concession de ce nouveau Surric poussa le royaume dans le chaos. On découvrit qu’il était en fait un usurpateur, mais il était déjà trop tard pour le peuple Sakoien. De lourds châtiments furent instaurés et le Surric dirigea le pays d’une main de fer. La plupart des gens restèrent cependant dans le royaume par crainte.
3199-3200 GR
Il ne s’agissait cependant là que d’une situation passagère. Le véritable Surric unit les royaumes déchirés et combattit le tyran dans une bataille épique pour la liberté, et finit par libérer le pays et reprendre les rennes du pouvoir. Une tâche colossale de reconstruction attendait le nouveau Surric, mais il était adoré et admiré par la majorité des Sakoiens.