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  Les lois dalmites
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la ville est plongée dans les ténèbres
  Généralités

Les membres des tribus et des clans participent largement aux décisions concernant les lois de la nation dalmite, mais il existe aussi des lois décidées avec l'accord mutuel de toutes les tribus de cette nation.


  Les lois tribales.

Au sein d'une tribu, le Gwea est le dirigeant absolu. Il ou elle sera épaulé(e) par un conseil composé de diverses personnes, habituellement choisies pour leur loyauté envers la tribu ou pour leur statut, basé sur l’âge et la réputation. Il n'est pas rare que le conseil tribal soit constitué des sages de la tribu, membres influents et représentants de la morale, ainsi que des chefs religieux de la tribu.

Lorsqu'un crime est commis au sein de la tribu, le conseil ou le Gwea a toujours le dernier mot, leur décision étant prise en fonction de la structure de la tribu de l'individu impliqué. Le plaignant, qu’il s’agisse de la victime du crime, des membres de sa famille ou de ses amis, présente les éléments du crime au Gwea ou au conseil, et leur demande leur avis sur le sujet. Les lois et les sanctions peuvent varier en fonction de la tribu, mais il existe aussi des lignes directrices communes à toutes les tribus.

Les lois de clans suivent les mêmes lignes directrices que celle des tribus, mais elles ne s'occupent généralement pas des crimes, à moins qu'ils n’impliquent plus d'une tribu ou des étrangers venant d'autres cultures.

Les lois de la nation sont semblables, mais ne traitent que des crimes impliquant différents clans ou des membres d'autres cultures.

Cas particuliers - au sein de la nation dalmite.

« Meurtre » - Le meurtre d'un compatriote dalmite constitue un crime grave, car le fait qu'un de ses enfants en blesse un autre blesse le coeur de Kainna. Ce genre de crime est par conséquent très sévèrement puni. Les deux partis d'un conflit présentent leurs arguments au conseil ou au Gwea et se doivent d’accepter sa décision et sa sentence. Les sanctions peuvent prendre plusieurs formes.

La peine de mort s’applique aux meurtres prémédités, d’une violence extrême ou de sang-froid. Un bourreau est en général chargé de l’application de la peine de mort en donnant habituellement au criminel un poison à boire. Après la mort, le corps est traité comme le serait celui de n'importe quel autre Dalmite. Une croyance courante veut que la partie mauvaise d'un homme le quitte à sa mort et que ce dernier ne fait alors plus qu'un avec sa divinité.

Lorsque le meurtre résulte d'un combat, le meurtrier peut être condamné à servir la famille de la victime pendant un certain nombre d'années, parfois même à vie lorsque la perte de la victime a causé un grand préjudice à sa famille.

Les morts accidentelles sont souvent traitées avec moins de sévérité. Un dédommagement de la famille est généralement demandé sous forme de revenus, de nourriture, de logement, ou de travail.

« Vol ou destruction de biens » - Les Dalmites ne sont pas matérialistes et les biens matériels ont chez eux moins de valeur que dans d'autres cultures. S’il s’agit de vol de nourriture, d’étoffes ou d'argent et que les victimes décident de porter l'affaire devant le conseil, la sanction dépend habituellement des besoins du criminel. Si ce dernier a volé pour nourrir, vêtir ou prendre soin d'une quelconque façon de sa famille ou de ses serviteurs, le conseil lui infligera généralement une sanction légère. Le criminel sera alors condamné à effectuer des travaux pour dédommager la victime. Si le criminel a volé par envie ou pour porter préjudice, la sanction est souvent bien plus sévère, et il peut être ainsi amené à servir la famille en tant qu'esclave pendant une certaine période de temps. Les vols à répétition peuvent être sanctionnés par la perte d'une main.

La destruction de biens est traitée comme du vandalisme et le criminel doit rembourser la famille sous forme de biens, d'argent ou de travail. S'il n'en est pas capable, la peine peut être commuée en servitude auprès de la famille. La seule exception à cette règle concerne l'utilisation intentionnelle du feu pour détruire un bien, ou la mort d’animaux. Dans ces cas-là, le criminel est souvent banni de la tribu après avoir été marqué pour pyromanie ou meurtre d'animaux. Il devient alors hors-la-loi pour la société dalmite.

La destruction d'arbres constitue un cas particulier, et la façon dont le crime est traité dépend du clan ou de la tribu. Le « meurtrier » peut être banni ou carrément exécuté. L'objectif ultime de tout dalmite est de protéger les arbres, et celui qui brise ce pacte avec la Déesse n'est alors plus considéré comme un véritable Dalmite. Les arbres sont utilisés dans la fabrication de différents objets et comme bois de chauffage, mais seuls ceux bénéficiant d’une autorisation spéciale ont le droit d’abattre un arbre. Toute autre personne ne peut le faire sans la présence d'un chaman, et ce uniquement dans des circonstances bien particulières.

« Viol » - Le viol est rare chez les Dalmites, car les femmes sont considérées comme bénies par Kainna. C'est pourquoi il est rare qu'un Dalmite, à moins d'être fou, ose provoquer sa fureur. Il y a aussi eu quelques cas de femmes abusant d'hommes, même si encore une fois cela reste rare. Les Dalmites n'ont pas les mêmes moeurs que d'autres cultures, et les crimes sexuels n’arrivent que très peu.

S'il y a effectivement viol, il est traité comme un combat. La seule exception est en cas de viol sur un enfant de moins de 12 ans. Ce cas est alors traité avec la même sévérité qu'un meurtre. Tout enfant né d’un viol ne sera pas ostracisé mais traité comme tout autre enfant. Ils sont toujours considérés comme des enfants de Kainna et reçoivent ainsi le respect et l’honneur qui leur sont dus.

« Combat » - Les Dalmites sont très « physiques » et les combats constituent un moyen courant de résoudre les conflits. La sanction pour ce crime dépend de la gravité de l'attaque, le plaignant devra également prouver qu’il a bien été provoqué. Les peines encourues correspondent généralement au dédommagement lorsque le combat a causé une incapacité temporaire de travailler, ou à la servitude lorsqu’il s’agit d’incapacité permanente.

« Trahison » - Tout(e) Dalmite qui rompt le pacte le/la liant à sa tribu, à son clan, à la Nation ou à tout autre dirigeant, pour aller prêter allégeance à un nouveau dirigeant ou pour chercher à ébranler l'autorité du dirigeant actuel est alors considéré comme un traître. La confiance et la loyauté constituent des valeurs très importantes chez les Dalmites, ce genre de crime n'est donc pas pris à la légère. La sanction est à la discrétion du dirigeant ou du conseil, et peut aller de la peine de mort au bannissement avec ou sans marquage.

Les individus ou tribus décidant de quitter la nation dalmite sont généralement abandonnés à leur sort tant qu’ils ne portent pas atteinte au gouvernement actuel des clans ou aux conseillers locaux. S'ils le font, en aidant ou en encourageant un ennemi, en travaillant comme espion, etc., ils deviennent alors ennemis du clan ou de la Nation et seront traités comme tels, généralement traqués et tués.

« Autres crimes » - Le conseil et le Gwea prennent toutes les décisions relatives aux autres types de crime et se chargent des sanctions si nécessaire. De tels crimes peuvent inclure le défaut de paiement d'une dette, les insultes, les diffamations, etc.

« Manquements à la sanction » - Un criminel essayant de se soustraire à sa peine peut faire l'objet d'une peine plus importante. Si par exemple une personne ayant commis un crime particulièrement violent s'échappe, le Gwea peut décider d'envoyer un groupe de guerriers à sa poursuite pour le retrouver et le tuer. Si le crime était mineur, le criminel peut être autorisé à s'enfuir, mais il ne sera plus le bienvenu dans la tribu à l'avenir. Un criminel condamné à la servitude ou au dédommagement d'une famille tentant de s'y soustraire peut être condamné à de plus lourdes peines à moins qu'il ne trouve un autre membre de sa famille pour payer sa dette ou servir à sa place. Il n'est pas rare que les criminels influents dédommagent la famille de la victime en leur envoyant des esclaves ou des serviteurs en contrat avec eux.


  Lois tribales et cultures étrangères

Il arrive que certains crimes impliquent à la fois des Dalmites et des membres d’autres cultures. En général, ce genre de crime est traité par le Clan, ou dans certains cas par la Nation et le Conseil des Anciens dont fait partie la Teila.

« Prélèvement d’arbres » — C’est une grave offense aux yeux des Dalmites. Des autorisations peuvent être accordées individuellement par les tribus ou par les clans pour le prélèvement d’arbres par des étrangers. Mais toute violation de ces accords entraînera des sanctions.

Si un Salanien, ou tout autre membre d’une nation alliée, est surpris en train d’abattre un arbre sans permission ou sans paiement, il sera capturé et amené devant le chef de la tribu locale. Si le criminel accepte de payer le bois, ainsi qu’une amende pour avoir abattu l’arbre, il sera libre de repartir. S’il refuse de payer ou s’il récidive, la sanction sera plus sévère. Il sera amené devant le chef de clan, expédition pouvant se révéler assez longue. Son chef de province local sera contacté et un accord sera déterminé pour sa libération. Si le chef de province paye l’amende et le prix du bois, le criminel sera livré au représentant de la loi de son propre pays. Si le chef de province refuse de payer, le criminel sera réduit en esclavage par la tribu locale pendant un certain temps donné. Une marque sera faite sur le dos de son poignet pour l’identifier comme tel et pour l’empêcher de se débarrasser des stigmates laissés aux tueurs d’arbres. Si le criminel persiste à abattre des arbres même après une telle sanction, il sera abattu par les Ledris s'ils le prennent sur le fait.

Il n'est pas rare que des tueurs d'arbres soient abattus par les Dalmites plutôt que capturés. Ils doivent bien souvent les combattre et il arrive qu'il y ait des morts. Lorsque c’est le cas, les familles salaniennes se rapprochent de leur dirigeant de province et du chef de clan pour demander réparation. S'ils parviennent à prouver que la personne tuée n'a pas abattu d'arbres, les Dalmites paieront alors un dédommagement aux familles. Si effectivement des arbres ont été abattus, les familles n'auront rien de la part des Dalmites. Les Ledris sont considérés comme des citoyens dalmites très honorables, à l’éthique irréprochable, et les Dalmites ne remettront jamais en cause leur parole. Tout ceci est parfois à l'origine de grandes tensions au sein des communautés salaniennes et peut être source d'animosité. Cependant, les tribus dalmites ne refusent pas les demandes salaniennes de permis d'abattre des arbres sans de très bonnes raisons, fondées sur les accords dalmites. Les Dalmites mettent également un point d’honneur à protéger les forêts de tous, et non seulement des Salaniens ou de toute autre culture... La sanction pour un Dalmite ayant abattu un arbre est encore plus lourde que celle donnée au membre d’une autre culture pour le même crime.

Si des ennemis abattent des arbres, ils sont généralement tués par les Ledris, camouflés dans la forêt ou dans les hauteurs des arbres, s'ils sont pris sur le fait. Le criminel n'a que rarement le temps de voir qu'un Ledri était là avant de ressentir la pointe de ses flèches.

Les nations neutres reçoivent le même traitement que les alliés, jusqu'à un certain point. Comme il n'y a pas d'accords dalmites avec eux, les Dalmites ne sont pas tenus de leur accorder de permissions. Cependant, les tribus les leur accordent si les demandes sont raisonnables. Les étrangers refusant de se plier aux lois dalmites sont faits prisonniers et jugés par le conseil dalmite. Les peines vont du bannissement de la forêt, avec parfois ordre de tirer à vue, à l'esclavage, en fonction de la fréquence et de la gravité du crime.

« Meurtre » - Le meurtre d'un citoyen dalmite par un étranger peut entraîner de sérieux problèmes diplomatiques. Si le criminel est un salanien, le chef de tribu de la victime peut décider de négocier directement avec le dirigeant local salanien pour résoudre le problème. Celui-ci demande généralement à ce que le criminel soit pris en charge par la tribu locale pour le jugement. Si une solution ne peut être trouvée, le chef de clan est alors sollicité. La procédure de jugement est la même pour un étranger que pour un dalmite accusé de meurtre.

Un membre d'une nation neutre qui tue un dalmite est jugé par la tribu dalmite locale ou par le clan. Les dirigeants respectifs sont dans la mesure du possible contactés et invités à participer au procès. S'ils choisissent de le faire, la peine sera prise en accord avec les deux parties. Les Dalmites s'occuperont sinon du choix de la sanction.

Un membre d'une nation ennemie tuant un dalmite est tout simplement considéré comme un ennemi de la nation et, s'il est capturé, il sera immédiatement mis à mort. Aucun procès n'est nécessaire et n'a généralement lieu. Une exception est cependant faite si le meurtrier est membre de la « Main de Miséricorde », un procès étant alors organisé.

Les Dalmites, en coopération avec le dirigeant local salanien, feront dans la mesure du possible le procès des Dalmites ayant assassiné des citoyens salaniens. Les Salaniens sont alors autorisés à présenter des preuves et, bien souvent, certains d'entre eux sont même autorisés à décider avec les dirigeants dalmites de l'innocence ou de la culpabilité du défenseur. Une sanction adéquate est décidée entre le chef de clan et les dirigeants salaniens locaux. Les criminels dalmites refusant la sentence et tentant d'y échapper sont généralement abattus par leurs propres dirigeants dalmites. L'honneur est une vertu importante chez les Dalmites, en particulier lorsqu'elle implique d'autres cultures.

Les dirigeants dalmites s'occupent des Dalmites ayant assassiné dans la forêt des citoyens des nations neutres si la famille de la victime, ou son/sa dirigeant(e), porte plainte. Les témoins d'autres cultures sont invités à partager leurs informations avec les Dalmites qui décident alors et appliquent la sanction du meurtrier, y compris le dédommagement de la famille de la victime.

Les Dalmites ayant assassiné des ennemis sont considérés comme des héros et ne sont sujets à aucune poursuite de la part des Dalmites.

Les Dalmites ayant assassiné des membres de la « Main de Miséricorde » appartenant à une culture ennemie doivent prouver qu'ils ont été provoqués ou que le décès résulte d’un accident. S'ils y parviennent, il n'y aura pas de poursuites. Sinon, ils seront sujets aux mêmes sanctions que s'ils avaient assassiné un Dalmite.

« Vol, combat, viol, destruction de propriété, etc. » - Tout crime commis par ou envers les membres des autres cultures sera traité en conséquent. De tels crimes commis par ou envers un ennemi sont tout simplement considérés comme des actes de guerre. Les autres cultures, y compris les Salaniens, seront traitées selon les coutumes dalmites. Les dirigeants salaniens seront toujours informés et pourront choisir de participer. Les autres cultures seront invitées à participer si elles contactent les dirigeants dalmites. Les sanctions, à l'exception du marquage et du bannissement de la tribu, sont appliquées aux étrangers comme elles le seraient aux Dalmites. Ils peuvent cependant être bannis de la forêt ou condamnés à mort dans le cas d'un viol ou d'une attaque violente.

Il arrive qu'un marchand dalmite porte plainte auprès de son chef de clan au sujet d'un Salanien ou d'un membre d'une autre culture qui ne paierait pas ses dettes. Selon le cas, le chef de clan peut accepter de l'aider et contacter le dirigeant étranger à ce sujet. Plus souvent qu'on ne le croit, les conseils dalmites refuseront d'entendre parler de tels cas et recommanderont simplement au marchand de ne plus faire de commerce avec cet individu. La description de l'individu peut aussi être diffusée au sein des tribus dalmites pour les prévenir que cette personne n'est pas digne de confiance. La réputation est très importante chez les Dalmites et peut grandement affecter votre statut au sein de la communauté. Il n'est pas rare d’utiliser cette méthode pour porter atteinte au commerce étranger.


  Sanctions

« Servitude » - Elle correspond pour un criminel à une période limitée de travaux forcés, pouvant aller de quelques jours à une vie entière. Ces serviteurs par contrat ne peuvent pas être maltraités par les familles. Une telle situation entraînerait la libération du criminel et la dissolution du contrat. La servitude peut servir de sanction pour d'autres raisons, comme le non-paiement des dettes.

« Dédommagement » - Il s’agit habituellement d’un paiement en monnaie ou en biens effectué à la famille des victimes. Le dédommagement a généralement lieu lorsque la mort ou la blessure de la victime entraîne des difficultés financières pour la famille ou pour la tribu, ou dans le cas de vol ou de destruction de propriété.

« Marquage » - Même si cela reste rare, les Dalmites ayant commis des crimes tels que la destruction d'un arbre ou la trahison peuvent être marqués. Le marquage est utilisé pour abîmer les tatouages dalmites, ce qui signifie que la personne n'est plus membre de la nation dalmite. Ils porteront à jamais la cicatrice et seront marqués comme non-Dalmite aux yeux de tous. Le marquage se fait habituellement sur le dos du poignet grâce auquel les Dalmites se reconnaissent entre eux. Cependant, le marquage peut se faire sur n'importe quelle partie du corps, y compris le visage.

« Bannissement » - Le bannissement est décidé lorsque le criminel est rejeté par sa tribu, par son clan, ou même par la Nation. Même s'ils sont autorisés à vivre dans la forêt, ils ne pourront plus avoir de contacts avec les tribus locales ou les clans. Les Dalmites ainsi bannis forment généralement des tribus rebelles vivant tranquillement pour la plupart dans les forêts. En de rares occasions, ces tribus peuvent poser des problèmes et sont traitées avec sévérité par les tribus locales, les clans et le Conseil des Anciens.

« Exécutions » - Le criminel peut perdre la vie dans des cas extrêmes comme le meurtre ou le viol d'un enfant. La mort est habituellement donnée par poison, même si d'autres moyens sont parfois utilisés comme une dague tranchant la gorge d'un ennemi.



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